MUSE – Origin Of Simmetry – 2001

J’ai découvert Muse grâce à un pote qui n’arrêtait de me tanner pour que j’écoute leur premier album. « Ça va te plaire » qu’il me disait. Seulement voilà, question goûts musicaux, nous n’étions pas sur la même longueur d’onde. En plus, les canards rock en faisait eux aussi tout un foin : disque du mois dans l’un, 32 étoiles dans un autre, à l’honneur du panthéon des meilleurs disques de tous les temps du monde pour un autre autre. J’étais un peu suspicieux devant tant d’unanimité. J’avais tort, ce premier opus Showbiz est une pure merveille quand on aime la prog, le rock un peu symphonique, les grosses guitares, les mélodies imparables (inspirées du classique, Chopin, Bach, etc. mais qu’importe).

Muse Origin of Simmetry
Origin of Simmetry back cover

Muse est ma muse

Je suis alors devenu fan. Non, je n’aime pas ce mot ni les fanatiques de tous poils ! Je dirais plutôt que j’ai commencé à m’intéresser de très près à Muse. Curieux de voir ce qui allait se passer au deuxième album. Pas déçu. Origine of Simmetry sorti deux ans après est à la hauteur. L’album de la maturité ? Naannn, j’déconne ! On s’en fout. C’est un putain de bon album, plus produit. Pas mieux produit car Showbiz l’était (avec John Leckie et Paul Reeve aux manettes) mais avec ce côté brut et âpre des premiers albums. Des titres imparables, des mélodies entêtantes, la grosse cavalerie de guitares et cette voix magnifique de Matthew Bellamy.

Maturité… naannn, j’déconne !

2 ans après cet album de la maturité, naannn, j’déconne, le troisième album de Muse, Absolution, est dans les bacs. Ils ne changent pas grand chose à la recette magique. Toujours de grosses guitares, des mélodies imparables, des titres entêtants et toujours l’organe vocal de Matthew. Quelques nappes de synthés, une valse lente magnifique, des sons divers et variés par-ci par-là, un raté de taille (Absolution) qui annonce le déclin créatif du groupe. Parce qu’après ces trois albums magnifiques, j’ai lâché l’affaire. Muse devient une caricature de lui-même, tombe dans le pompier, le pompeux et surtout a du mal à se renouveler.

Muse devient comme Queen, un groupe de tubes ayant du mal sur un album entier. Malgré cela, Muse reste un grand groupe d’excellents musiciens mené par le brillant Matthew Bellamy. Un putain d’artiste, lui. Auteur, compositeur, interprète, musicien plurinstruments, superbe chanteur. Regardez les vidéos et aller les voir en concert, je dis pas d’conneries.

I’m feeling fuckin’ good

Alors, pourquoi avoir choisi ce deuxième album (que vous pouvez découvrir ici en vidéos) ? D’abord, c’est un prétexte pour écrire sur Muse et cette triplette gagnante. Surtout parce que dans cet album il y a un titre intitulé Feeling Good, la reprise d’une chanson d’Anthony Newley et Leslie Bricusse et popularisée par Nina Simone. Cette chanson passait en boucle à la maison, dans ma voiture et je la chantait cérémonieusement, tantôt fredonnant, tantôt braillant. Elle illustrait parfaitement ce moment charnière de ma vie.

Je venais de me débarrasser d’une emmerdeuse de haut niveau. Elle était aussi belle que chieuse et qu’est-ce qu’elle était chiante. Elle m’a pourri la vie pendant 6 ans… mais qu’est-ce qu’elle était belle ! Donc pas tant pourri que ça mais quand même…

It’s a new dawn
It’s a new day
It’s a new life
For me
And I’m feeling good

Donc pour moi c’étaient des nouveaux jours, une nouvelle vie. J’étais libre et qu’est-ce que c’était bon. D’autant plus que durant mes virées alcoolisées et épicuriennes de nouvel homme libre sur le marché j’allais rencontrer mon nouvel amour qui l’est toujours aujourd’hui. C’était vraiment une nouvelle vie pour moi and I’m feelin’ good… toujours.

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