Hotel California 4 étoiles

Hotel California, la vielle scie des Eagles avec son intro chère à tous les gratteux en herbe (ex æquo avec Stairway to Heaven) et l’interminable solo de guitares en général coupé par toutes les radios pour cause de « formatage-ménagère-de-moins-de-50-ans ».

The Eagles

Je me souviens avoir décroché un 16/20 en anglais à une explication de ce texte. Car j’avais tout compris aux Eagles. Que l’Hôtel California, en fait, symbolisait la société mais que toutes les chambres étaient prises et que d’en avoir une c’était se faire une place dans cette vie pourrie, que le veilleur de nuit est cannibale et que la soubrette est vachement jolie, ne porte pas de culotte et fait tourner le chichon ! Je parlais super bien anglais car j’avais la chance de passer mes vacances d’été dans la perfide Albion chez ma turbide cousine, du côté de mon père.

Hôtel California complet

Les SkaDaddys, groupe ska-punk de farfelus californiens, s’attaquent à cette institution à grands coups de cuivres, sabrent les guitares mais gardent le solo et en font une version joyeusement carnavalesque. Un couplet bien chaloupé pour un refrain nerveux entre le ska et le punk.

Puisqu’on est dans les musiques exotiques, à signaler une cover de notre rasta préféré Bob Marley. C’est bon comme du reggae, c’est fort comme du Marley. A écouter dans notre playlist consacrée à ce standard indestructible et inoxydable.

Les Sopranos

Alabama 3 est le groupe qui doit tout aux Sopranos (ils signent le générique de la série ! Jackpot). Ils nous livrent une version plombée, pesante, noire, dans un style très lounge avec scratches, loops et samples (putain, les mots branchés que j’emploie !). Ejecté le solo, ils gardent le refrain et en font une version bien lounge mais bien longuette. Lounguette, quoi.

Hotel Moog California

Une dernière pour la route. The Moog Cookbook est un duo de musiciens, Brian Kehew et Roger Joseph Manning Jr. Leur spécialité le synthétiseur Moog comme l’indique leur nom. Entre parodie et hommage ils s’amusent à reprendre des standards divers et variés et les adapter à leurs instruments électroniques. Le solo de guitare d’Hotel California devient un de Moog à la note près, presque. Ça part en couilles à la fin avec Pop Corn puis Vanina. C’est marrant 2 secondes mais on va pas en faire des caisses non plus.

D’autres covers à découvrir dans l’article consacré à Béatrice Ardisson.

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