Les délicieux loups d’Hawksley

J’ai acheté ce disque parce que… j’en sais rien !
Si, peut-être parce que tous les articles lus sur cet énergumène ont éveillés ma curiosité et je voulais savoir si tous les mots clés rencontrés au gré de mes lectures tels que : baroque, cabaret, Bowie, talent, Buckley, voix, déjanté, allaient satisfaire mon moteur de recherche.
Gagné !

Hawksley Workman et ses délicious wolves

Hawksley Workman, homme orchestre

Grâce à cet album j’ai découvert le canadien. Hawksley Workman est de la trempe des véritables artistes, de plus en plus rares, qui écrivent , composent, interprètent, jouent.

De son vrai nom Ryan Corrigan, ce canadien au physique d’instituteur déjanté sort un premier album – For Him And The Girls – en 1999 mais c’est son deuxième album intitulé (last Night we were)The Delicious Wolves qui rencontre le succès au Canada et en Europe grâce aux singles dont vous pouvez voir les clips ci-dessous. Workman porte bien son nom, il est un peu le Jean-Louis Murat d’outre atlantique tant il est inspiré et travailleur. Comme notre auvergnat, il ponds ses albums rapidement et déclare :

Beaucoup d’artistes ont besoin d’un an voire plus pour réaliser un album et disent. Oh ! mais que ce fut éprouvant et je déteste ça ! Moi quand j’enregistre, une chanson ne me prend jamais plus d’une journée, alors pendant ce temps l’album est mixé, fini, complet, fait… je suis toujours comme en lune de miel avec le disque…

Depuis ses débuts en 1999, il a pondu 16 albums (presque 1 par an) dont un de chants de Noël (Almost A Full Moon en 2002). Il a collaboré avec les groupe Aston Villa sur l’album Strange, a composé Chanter n’est pas Jouer pour notre Johnny national,  créé son label Isadora Records sur lequel il signe Serena Ryder, a publié Hawksley Burns for Isadora un recueil de lettres envoyées à une amante fictive et qui paraissaient dans le Toronto’s NOW. Il a créé avec Christian Barry un spectacle de cabaret The God That Comes ou seul sur scène il joue, chante, fait le show.


THE GOD THAT COMES teaser trailer from 2b theatre company on Vimeo.

Imaginez un savant mélange de Bowie, première époque pour la richesse des mélodies et le glam rock, un Buckley ressuscité pour la voix, un Queen inspiré et talentueux pour le côté baroque. Vous ajoutez à tout ceci des arrangements intelligents, une interprétation majestueuse et vous voilà, dés les premières notes, pénétrants dans un cabaret punk assistant aux différents numéros avec jubilation.

Car ça commence très fort

Sur ce Délicious Wolves, iI ne garde pas le meilleur pour la fin tant il est sûr de la qualité de son spectacle et attaque directement avec un Striptease torride pour laisser s’enchaîner les chansons, les mélodies et quand le spectacle s’arrête, on a qu’une envie se refaire Striptease histoire de se rincer l’œil une nouvelle fois.

Old Bloody Orange, une espèce de ballade mélancolique type Irlandaise à pleurer dans sa bière, Vous voyez le truc ? La chanson en fin de repas bien arrosé que tout le monde reprend en chœur en pensant à ses jeunes années perdues, son pays quitté ya longtemps, les amours ratées, les décisions à la con, les choix foireux, etc. Enfin bref, le type de chanson à vous tirer un balle dans la tête. Mais non, allons, lâchez ce révolver, c’était pas votre faute.
Jealous of your Cigarette, un piano baltringue, des arrangements martelés et une histoire de désir par procuration comme la mouche de Polnareff sauf que là c’est une cigarette :

I’m jealous of your cigarette
And all the things you do with it
I’m jealous of your cigarette
And the pleasure that you get from it
And not me

Ce joyeux barock bordello est entraîné par la voix de son maître, capable de passer du crooner suave aux aigus éclatants d’un cristal des plus pur.
Wilkommen, bienvenue, welcome, in cabaret, au cabaret, to cabaret.
Mais rock !

PS A l’époque j’avais acheté cet album à sa sortie pour me faire baiser quelques semaines plus tard par les maisons de disques puisque ce même album était vendu avec, en bonus, 3 titres live. Et moi alors ? Bin moi je suis allé le voir deux fois : en première partie de Bowie à Nîmes et plus tard à Vienne. Lire ici les mini compte-rendus.

Pour découvrir le monde fascinant et la discographie de ce canadien, visitez son site.

HAWKSLEY WORKMAN – (last Night we were)The Delicious Wolves – Recall

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