Ceci n’est pas un marronnier

Savez-vous ce qu’est un marronnier ?

Je cite Wikipédia : « Un marronnier en journalisme est un article ou un reportage d’information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible. Les sujets « débattus » dans un marronnier sont souvent simplistes, parfois mièvres. »

Le boss de ce blog m’a fait comprendre (de la manière la plus gentille qui soit, je dois l’admettre) que mon troisième article sentait fort la dinde aux marrons, si vous voyez ce que je veux dire.

Moi, j’étais assez contente. Mon sujet pour cette fin d’année (excusez-moi de vous rappeler que nous sommes en fin d’année, pardon) a (avait ?) pour thème la croyance. Ça tombait bien : Noël, les vœux, les cadeaux etc. (je viens de vous rappeler que c’est bientôt Noël, pardon).

Fiche botanique marronnier

J’ai d’ores et déjà compris qu’au mois d’avril je n’aurai pas intérêt à parler de chocolat, ni de lapin, ni de cloches ; au mois de juillet, aucune référence aux bouées, crèmes solaires et bouchons sur les autoroutes ; en septembre, pas un mot sur les stylos, cartables ou livres scolaires ; et pas une ligne sur les chrysanthèmes en novembre s’il vous plait !

Ne vous méprenez pas, je ne suis pas vexée mais très heureuse d’avoir appris qu’un marronnier pouvait être autre chose qu’ « un arbre de la famille des Hippocastanaceae, ou Sapindaceae en classification APGIII», (à vos souhaits !). A ne pas confondre d’ailleurs avec le châtaignier commun (Castanea sativa).

En même temps, la croyance n’est pas vraiment un marronnier (comme me le confirme le boss. Pas Bruce, l’autre…) ; eh oui, on peut CROIRE, à toutes les époques de l’année, pas besoin d’attendre Noël pour en parler (j’ai mentionné Noël ? pardon).

Plus grandir, j’veux plus grandir

J’entends parfois certaines personnes de mon entourage me dire avec un air contrit ou moqueur : « tu es une vraie gamine ». Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer.

Cela doit être dans mes gênes : j’ai quand même cru au Père Noël (pardon) jusqu’à l’âge de 9 ans, je me rappelle, j’étais en CM1. Mes camarades m’entouraient pendant la récréation en criant : « Le Père Noël n’existe pas, c’est les parents ! », et moi véhémente, je répondais : « non, vous vous trompez ! Il existe, j’en suis sûre ! ». Ces petits cons étaient trop contents de faire dorénavant partie du monde des « grands ».

En fait, je ne voulais pas lâcher, je refusais d’admettre que la magie finalement n’existait pas, que tout cela n’était qu’une feinte et qu’il était temps de grandir justement !

Père Noël sexy

J’ai grandi, super ! Qu’est-ce qu’on se marre dans le monde des adultes, hein ? Voyons voir ce qu’ils nous ont concocté pour cette fin d’année (pardon) : La covid-19, les masques, les restos fermés, les théâtres clos, le couvre-feu, les petits comités, BFMTV, les émissions débiles, les films ringards archi ultra connus (on nous prépare quoi ? La Grande Vadrouille ? Sissi Impératrice ? putain…comme dirait Globrocker). Pour peu qu’on se fasse un petit 38°5 et c’est le goupillon enfoncé dans le pif pour terminer le réveillon (pardon) !

C’est grave docteur ?

Sans rire, c’est grave si je suis toujours amoureuse d’Actarus, ce beau brun aux yeux bleus super bien foutu, qui court comme un dieu pour aller rejoindre un super robot géant venu d’Euphor, nommé Goldorak ? Toute cette énergie et cette transpiration pour sauver les humains, en plus ?

Et si je vous disais que je me pâme encore d’admiration devant Albator, ce corsaire balafré de l’espace, commandant de l’Atlantis, beau brun également même si je l’ai toujours trouvé un peu maigre (il ne devait pas manger de foie gras et de bûche lui … zut, pardon). Solitaire, un tantinet tristounet, courageux, protecteur, un vrai héros quoi !

Emmenez-moi au bout de la terre…

S’il m’arrive de conduire de nuit en voiture, dans la campagne, sous un ciel immense et étoilé…eh bien, c’est plus fort que moi ! Je me dis toujours : « et si une soucoupe volante apparaissait là, soudainement, devant moi, wouahhh ! ».

Ça, c’est la faute à Spielberg, et à mon père, qui, très solennel, me faisait répéter quand j’étais petite :

Jasmine, que signifie « Rencontre du 1er type » ?
Quand on aperçoit les ovnis dans le ciel
et que signifie « Rencontre du 2ème type » ?
Quand on trouve des traces sur terre de leur présence.
Et enfin « Rencontre du 3ème type » ?
C’est LA rencontre avec eux, les extraterrestres.

Je rêve toujours d’être avec Roy Neary (alias Richard Dreyfuss), le héros du film « Rencontre du 3ème type », dans cette ambiance dingue avec ses soucoupes volantes qui émergent de partout, Roy qui pète un câble en devenant obsédé par une montagne ! Et pour cause !

Mais je ne vais pas vous raconter le film : le 24 au soir, vous éteindrez votre télé et regarderez le DVD.

Esprit, es-tu là ?

Avant de vous raconter un épisode frappant de ma vie (j’avais alors une vingtaine d’années), je tiens à préciser qu’à cette époque, je ne buvais pas d’alcool et donc, je n’étais pas ivre ; je n’étais pas sous l’emprise de stupéfiant ou de quelque médicament douteux.

J’étais seule dans ma chambre, c’était la nuit et je dormais dans mon lit. Mon lit était disposé contre un mur. Je dormais sur le côté, dos au mur. Et puis, je me suis réveillée. Vous savez, il s’agit de ces moments durant la nuit où vous pouvez être conscients pendant quelques secondes, le temps de vous étirer, de vous gratter une couille (si vous êtes un mec bien sûr), ou de bailler et hop ! vous retombez dans les bras de Morphée. Donc, je me réveille, j’ouvre les yeux et je décide de me retourner vers le mur, histoire de changer de position.

Figurez-vous qu’au moment même où je me retourne, je me retrouve bugne à bugne avec un homme. Cette « rencontre » a eu lieu il y a presque 30 ans et je me rappelle encore exactement ceci : il s’agissait donc d’un homme qui me regardait dormir, souriant, et comme il faisait noir, il est apparu hyper lumineux. Ce qui me frappe encore maintenant, c’est la tendresse qui se dégageait de cette « présence ». Cette « personne » me regardait dormir avec beaucoup d’amour, comme un père ou un frère pourrait le faire. D’ailleurs, je n’ai ressenti aucune angoisse. J’ai juste eu la trouille de ma vie parce que je ne m’y attendais pas du tout (qui peut s’attendre à cela ?), j’ai hurlé et frappé le mur de ma main. J’ai vite allumé ma lampe de chevet. Mon cœur battait la chamade. Je suis allée boire un verre d’eau et je suis retournée me coucher une fois mon calme retrouvé.

Suis-je devenue folle cette nuit-là ou ai-je bien été en contact avec un être immatériel ? un esprit ? un ange gardien ? un défunt ?

Abracadabra

Je m’en fous s’il persiste toujours un doute dans ma tête concernant le Père-Noël. Je vous signale tout de même que les enfants peuvent lui déposer une lettre dans n’importe quelle boite aux lettres et ils recevront une réponse (il habite rue des Enfants sages, ou Avenue des Rennes, je ne me souviens plus…mais il répond ! Merci la Poste).

Rien à cirer si je suis persuadée que nous ne sommes pas seuls dans l’univers. Reste à espérer que ces OVNIS soient aussi bienveillants que ceux de Spielberg ; non, parce que si c’est pour se farcir des extraterrestres méchants, qu’ils restent sur leur planète ! Des salauds, on en a assez sur terre.

Et qu’est-ce que ça peut faire si je crois aux esprits ? Ça dérange quelqu’un ? Que penseriez-vous aujourd’hui si vous aviez été à ma place hier ?

Justement, toute la différence est là : certains diront : « tout cela n’est qu’une illusion, une invention de l’esprit. Revenons à la vie réelle » ; et d’autres comme moi continuent de croire, de rêver : « et si tout cela existait vraiment ? ».

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